Loi de 1965 copropriété : guide clair et utile
Comprendre la loi de 1965 sur la copropriété : organes clés (syndic, conseil syndical, syndicat), règles de vote en AG, tantièmes, évolutions récentes (ALUR, ELAN) et checklist avant d’acheter en copropriété.
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La loi de 1965 sur la copropriété est bien plus qu'un simple texte de loi. C'est la véritable colonne vertébrale de la vie en immeuble en France. Voyez-la comme les règles du jeu qui permettent à tout le monde de cohabiter sereinement : elle trace la ligne entre ce qui vous appartient en propre et ce qui appartient à tous, et fixe le cadre pour prendre les décisions importantes ensemble. Sans elle, ce serait vite l'anarchie.
Comprendre le rôle fondateur de la loi de 1965

Imaginez deux secondes un immeuble sans règles claires. Qui paie la facture si le toit fuit ? Comment se mettre d'accord pour repeindre la cage d'escalier ? C'est précisément pour éviter ce genre de casse-tête que la loi du 10 juillet 1965 a été créée.
Avant elle, le cadre légal était pour le moins flou, et les sources de conflits infinies. La loi n° 65-557 a marqué un tournant décisif en instaurant un statut complet et détaillé pour la copropriété. Son apport fondamental ? Une distinction nette entre les parties privatives (votre appartement, votre cave, votre garage) et les parties communes (le hall, les couloirs, les jardins, la toiture). Si vous souhaitez creuser le sujet, vous pouvez consulter les politiques publiques relatives à la loi de 1965.
Ce texte a donc posé les bases d'une gestion saine et juste. Il ne faut pas y voir qu'une liste de contraintes, mais plutôt un outil précieux qui protège la valeur de votre investissement et garantit le bon entretien du bâtiment sur le long terme.
Les trois piliers de la gestion en copropriété
Pour que toute cette organisation tienne debout, la loi de 1965 s'appuie sur une structure très précise, avec trois acteurs clés qui ont chacun un rôle bien défini. C'est ce trio qui assure l'équilibre des pouvoirs et une gestion transparente.
Ces trois entités sont le syndicat des copropriétaires, le syndic et le conseil syndical. Le tableau ci-dessous résume leurs missions respectives.
Les trois organes clés de la copropriété selon la loi de 1965
Ce tableau résume le rôle et la composition des trois entités fondamentales qui assurent la gouvernance d'une copropriété.
| Organe | Qui en fait partie ? | Rôle principal |
|---|---|---|
| Le syndicat des copropriétaires | L'ensemble des propriétaires de l'immeuble. | C'est l'organe souverain. Il prend les décisions stratégiques (budget, travaux, etc.) lors des assemblées générales. |
| Le syndic de copropriété | Un professionnel externe ou un copropriétaire bénévole. | C'est l'exécutant. Il met en œuvre les décisions votées, gère les finances et l'administration quotidienne. |
| Le conseil syndical | Des copropriétaires élus par l'assemblée générale. | C'est l'organe de contrôle et de liaison. Il assiste le syndic, vérifie sa gestion et prépare les décisions à voter. |
Pour faire simple, la loi de 1965 transforme un simple empilement d'appartements en une véritable communauté organisée. Elle donne le mode d'emploi pour que chaque propriétaire profite de son bien, tout en participant à l'effort collectif.
Cette organisation tripartite est la clé de voûte de n'importe quelle copropriété. Bien comprendre qui fait quoi est la toute première étape pour tout acheteur ou investisseur qui veut se lancer sans mauvaise surprise.
Le jargon de la copropriété décrypté pour vous
Plonger dans l'univers de la copropriété, c'est un peu comme apprendre une nouvelle langue. Au premier abord, le vocabulaire peut sembler complexe, voire intimidant. Pourtant, derrière ces termes techniques se cachent des concepts très concrets qui rythment la vie de l'immeuble.
Maîtriser ce langage est la première étape pour devenir un copropriétaire serein, capable de comprendre ses droits et ses devoirs. Voyons ensemble les notions essentielles que vous croiserez partout : dans le règlement de copropriété, en assemblée générale ou dans vos échanges avec le syndic.
Parties privatives vs parties communes : qu'est-ce qui est à moi, qu'est-ce qui est à nous ?
C'est LA distinction fondamentale de la loi de 1965 sur la copropriété. Elle sépare clairement ce qui vous appartient en propre de ce que vous partagez avec les autres résidents. C'est sur ce principe que repose toute l'organisation de l'immeuble.
- Les parties privatives : c'est tout ce qui est à votre usage exclusif : l'intérieur de votre appartement (sols, cloisons, plafonds), mais aussi ses dépendances comme une cave, un garage ou un balcon. Vous êtes libre d'y faire les aménagements que vous voulez, tant que vous respectez le règlement de copropriété.
- Les parties communes : ce sont les espaces et équipements qui profitent à tous : hall d'entrée, cage d'escalier, ascenseur, couloirs, jardins, mais aussi des éléments moins visibles comme les murs porteurs, la toiture ou les canalisations collectives. Leur entretien est l'affaire de tous.
Cas pratique : vous voulez abattre une cloison non porteuse dans votre appartement pour créer une cuisine ouverte sur le salon ? C'est votre droit (partie privative). En revanche, si la cage d'escalier (partie commune) a besoin d'un coup de peinture, la décision devra être prise collectivement, lors d'un vote en assemblée générale.
Cette différence est cruciale, car elle impacte directement votre portefeuille. Les dépenses sur vos parties privatives sont pour vous, tandis que les frais des parties communes sont répartis entre tous. Mais comment on calcule cette répartition ? C'est là qu'interviennent les fameux tantièmes.
Tantièmes et quotes-parts : votre part du gâteau (et des charges)
Les mots "tantièmes" ou "quotes-parts" peuvent faire peur, mais l'idée est très logique. Ils représentent tout simplement la part que vous possédez dans les parties communes de l'immeuble. Et cette part n'est pas la même pour tout le monde.
Votre quote-part est exprimée en tantièmes (le plus souvent en millièmes ou dix-millièmes) et son calcul repose sur des critères objectifs, définis dans un document officiel : l'état descriptif de division.
Les tantièmes sont la pierre angulaire du système. Ils déterminent à la fois le montant de vos charges de copropriété, mais aussi le poids de votre vote en assemblée générale. En clair : plus vous avez de tantièmes, plus votre contribution financière est élevée et plus votre voix compte dans les décisions.
Pour calculer les tantièmes d'un lot, on se base principalement sur :
- la superficie (un grand T4 aura plus de tantièmes qu'un studio) ;
- la consistance (balcon, terrasse, dépendances) ;
- la situation (étage, exposition, vue…).
Un exemple pour que tout soit clair
Prenons un petit immeuble de trois appartements :
- Lot 1 : studio de 30 m² au rez-de-chaussée, avec 200/1000èmes ;
- Lot 2 : trois-pièces de 60 m² au 1er étage, avec 400/1000èmes ;
- Lot 3 : duplex de 90 m² au dernier étage avec terrasse, également 400/1000èmes.
L'assemblée générale vote des travaux de toiture pour 10 000 €. La facture sera répartie ainsi :
- Propriétaire du studio : 2 000 € (200/1000èmes).
- Propriétaire du T3 : 4 000 € (400/1000èmes).
- Propriétaire du duplex : 4 000 € (400/1000èmes).
Et c'est la même logique pour les votes : leurs voix pèseront respectivement 200, 400 et 400 "points". Maîtriser ces notions, c'est se donner les moyens de lire un budget, de comprendre les appels de fonds et de participer activement à la vie de votre immeuble.
Explorer la mécanique de gouvernance de votre immeuble
Qui prend vraiment les décisions dans votre immeuble ? Pour un futur propriétaire, comprendre les rouages du pouvoir est indispensable pour éviter les mauvaises surprises. La gouvernance d'une copropriété s'articule autour d'un trio bien rodé, défini par la loi de 1965.
Cette structure a été conçue pour équilibrer les pouvoirs et garantir une gestion saine et transparente. Pensez à un navire : il faut un équipage pour voter la destination, un capitaine pour tenir la barre et des officiers pour vérifier le cap. En copropriété, c'est le même principe.
Le syndicat des copropriétaires : le parlement de l'immeuble
Le premier acteur, et de loin le plus important, c'est vous. Le syndicat des copropriétaires, c'est l'ensemble des propriétaires de l'immeuble. Vous en faites automatiquement partie dès la signature de l'acte de vente.
C'est l'organe souverain, le véritable "parlement" de la copropriété. Son rôle ? Voter toutes les décisions stratégiques qui façonnent la vie de l'immeuble et impactent directement la valeur de votre appartement.
Chaque année, lors de l'assemblée générale (AG), le syndicat des copropriétaires se prononce sur des points cruciaux : comptes, budget, choix du syndic, travaux à engager… C'est le moment clé où votre voix compte réellement.
Exemple pratique : un projet de ravalement de façade est à l'étude. Le syndic présente plusieurs devis. C'est le syndicat des copropriétaires, réuni en AG, qui votera pour choisir l'entreprise, valider le budget et lancer (ou refuser) le chantier.
Le syndic : l'exécutif au quotidien
Une fois les décisions votées, qui s'assure qu'elles deviennent réalité ? C'est le rôle du syndic de copropriété. Il est en quelque sorte le "gouvernement" de l'immeuble, son bras opérationnel. Le plus souvent, il s'agit d'un professionnel externe, élu pour un mandat d'un à trois ans.
Ses missions principales :
- Gestion administrative : convocations d'AG, procès-verbaux, mise à jour de la liste des copropriétaires.
- Gestion financière : préparation du budget, collecte des charges, paiement des fournisseurs.
- Exécution des décisions : lancement des appels d'offres, suivi des travaux votés.
- Application du règlement : garant du règlement de copropriété et médiateur en cas de conflit.
Pour bien comprendre cette organisation, la loi de 1965 sur la copropriété décrit en détail le rôle du syndicat, du conseil syndical et du syndic. Pour en savoir plus, vous pouvez explorer les détails de la loi de 1965 sur Matera.
Le conseil syndical : un garde-fou indispensable
Le dernier membre du trio est le conseil syndical. Composé de copropriétaires élus, il agit comme une commission de surveillance et un relais d'information.
Le conseil syndical a deux missions principales : assister et contrôler :
- Assister le syndic : il l'aide à préparer les décisions à soumettre au vote. Par exemple, il compare les devis avant un ravalement.
- Contrôler la gestion : chaque année, les membres vérifient comptes, factures et contrats signés par le syndic. C'est un vrai garde-fou pour la bonne utilisation de l'argent de tous.
Scénario concret : la gestion d'un dégât des eaux
- Le syndic est prévenu, envoie un plombier en urgence et déclare le sinistre à l'assurance de l'immeuble.
- Le conseil syndical est informé et peut vérifier la facture.
- Le syndicat des copropriétaires découvrira l'incident dans les comptes présentés à la prochaine AG.
Cette collaboration entre syndicat, syndic et conseil syndical est le moteur de la vie en copropriété. Bien comprendre cette dynamique, c'est la clé pour investir sereinement.
Maîtriser les règles de vote en assemblée générale
L'assemblée générale annuelle, c'est un peu le cœur battant de la copropriété. C'est là que tout se joue : décisions qui impacteront votre quotidien et vos finances pour l'année à venir.
Pour ne plus simplement subir les débats mais y participer activement, il est crucial de comprendre comment fonctionnent les votes. Le poids de votre voix est lié à vos tantièmes, mais toutes les décisions ne sont pas adoptées de la même façon. La loi de 1965 sur la copropriété a prévu plusieurs niveaux de majorité : plus une décision est importante, plus la barre est haute.
La majorité simple de l'article 24 : pour le quotidien
C'est la règle de vote la plus courante. On l'utilise pour les décisions de gestion de tous les jours, celles qui permettent à l'immeuble de tourner sans accroc.
Pour qu'une résolution soit adoptée à la majorité simple, il suffit que le total des votes "pour" soit supérieur au total des votes "contre" parmi les copropriétaires présents, représentés ou votant par correspondance. Les absents et abstentionnistes ne comptent pas.
Exemple : approbation des comptes : si 6 000 tantièmes sont représentés, il suffit d'obtenir 3 001 tantièmes "pour" pour que la résolution soit adoptée.
La majorité absolue de l'article 25 : pour les décisions importantes
Ici, on monte d'un cran. Cette majorité est demandée pour des décisions plus structurantes, qui engagent la copropriété sur le moyen ou long terme.
La majorité absolue se calcule sur la base de tous les tantièmes de la copropriété (présents, absents, représentés...). Il faut obtenir la majorité des voix de tous les copropriétaires.
La majorité de l'article 25 garantit qu'une décision impactante est soutenue par une base solide de propriétaires, et pas seulement par ceux qui se sont déplacés en AG.
Parmi les décisions concernées :
- désignation ou révocation du syndic ;
- autorisation de travaux affectant les parties communes ;
- installation de compteurs d'eau individuels, etc.
La double majorité de l'article 26 : pour les choix stratégiques
C'est le niveau de vote le plus exigeant, réservé aux décisions les plus lourdes de conséquences, qui peuvent transformer profondément l'immeuble.
Il faut à la fois la majorité de tous les copropriétaires et qu'elle représente au moins les deux tiers des voix (tantièmes) de la copropriété.
Exemple : vente d'une partie commune comme une ancienne loge de gardien, ou modification du règlement de copropriété. Dans certains cas rares (suppression d'un ascenseur), c'est l'unanimité qui est requise.
Synthèse des règles de majorité en assemblée générale
Ce tableau compare les différentes majorités requises pour les décisions courantes en copropriété.
| Type de majorité | Article de loi | Calcul du vote | Exemples de décisions concernées |
|---|---|---|---|
| Majorité simple | Article 24 | Majorité des voix des copropriétaires présents, représentés ou votant par correspondance. | Approbation des comptes, budget prévisionnel, petits travaux d'entretien. |
| Majorité absolue | Article 25 | Majorité des voix de tous les copropriétaires (présents, absents, représentés...). | Désignation du syndic, travaux d'amélioration, installation d'un interphone. |
| Double majorité | Article 26 | Majorité de tous les copropriétaires représentant au moins les deux tiers des voix. | Vente d'une partie commune, modification du règlement de copropriété. |
| Unanimité | Article 27 | Accord de 100 % des copropriétaires représentant 100 % des tantièmes. | Vente de la totalité des parties communes, suppression d'un équipement collectif essentiel. |
Comprendre ces règles vous permet de savoir si une résolution a des chances de passer, et de mobiliser vos voisins en fonction de l'enjeu du vote.
Comment la loi de 1965 s'adapte à notre époque
Contrairement à ce qu'on pourrait croire, la loi de 1965 sur la copropriété n'est pas figée dans le marbre. Il faut plutôt la voir comme un organisme vivant, qui s'adapte aux réalités technologiques, sociales et environnementales.
Elle a été modernisée à plusieurs reprises pour rester pertinente. Aujourd'hui, elle intègre des enjeux comme la digitalisation ou l'urgence climatique.
L'impact des lois ALUR et ELAN
Deux textes récents ont particulièrement rafraîchi la loi de 1965 : la loi ALUR (2014) et la loi ELAN (2018). Leur objectif commun : simplifier la gestion, améliorer la transparence et préparer les immeubles aux défis de demain.
- Plus de transparence : obligation pour les syndics de tenir un compte bancaire séparé pour chaque copropriété.
- Gestion numérique : AG en visioconférence, extranet sécurisé pour consulter documents et comptes.
- Décisions facilitées : règles de vote assouplies pour certains travaux (accessibilité, etc.).
La rénovation énergétique, nouvelle priorité
Avec la loi Climat et Résilience de 2021, la performance énergétique des immeubles est devenue une priorité. La copropriété est en première ligne pour atteindre les objectifs de réduction des consommations.
Deux dispositifs sont désormais incontournables :
- Le DPE collectif : bilan énergétique de l'immeuble, avec pistes de travaux.
- Le Plan Pluriannuel de Travaux (PPT) : feuille de route sur 10 ans pour l'entretien et l'amélioration énergétique.
La complexité réglementaire a explosé : le nombre d'articles dédiés à la copropriété est passé d'une quarantaine à plus de 100 articles aujourd'hui. Cette inflation montre à quel point le cadre a dû s'étoffer pour mieux gérer la vie en commun, des AG aux gros travaux. Pour plus de détails, vous pouvez consulter les analyses sur MonImmeuble.com.
Toutes ces évolutions font de la loi de 1965 un outil toujours indispensable pour naviguer dans l'immobilier d'aujourd'hui. Pour aller plus loin, n'hésitez pas à explorer les autres articles de notre blog Offerz.
La checklist indispensable avant d'acheter en copropriété

Acheter un appartement en copropriété, ce n'est pas juste acheter des murs. C'est aussi rejoindre une petite communauté, avec son histoire, ses finances et parfois… ses problèmes. Pour éviter les mauvaises surprises, une petite enquête s'impose avant même de dégainer votre offre d'achat.
Considérez cette section comme votre meilleure assurance. Voici la liste des documents à éplucher pour faire un choix éclairé, en plein accord avec l'esprit de la loi de 1965 sur la copropriété.
Les procès-verbaux d'AG des trois dernières années
Les PV d'assemblée générale sont une vraie mine d'or. Ils racontent la vie de l'immeuble, sans filtre. Ne vous contentez pas de les survoler : lisez-les avec attention.
Ce que vous devez y repérer :
- Travaux votés ou refusés : un ravalement repoussé depuis 3 ans ? Il reviendra tôt ou tard.
- Conflits récurrents : discussions interminables sur le bruit, les stationnements, les vélos… indicateurs de l'ambiance générale.
- Résolutions qui coincent : comptes jamais approuvés, syndic sans quitus… souvent signe de tension ou de mauvaise gestion.
Exemple : vous lisez que la réfection de l'ascenseur a été refusée de justesse. Le problème ne va pas disparaître. Attendez- vous à une dépense lourde dans les années à venir.
Le carnet d'entretien de l'immeuble
Le carnet d'entretien, c'est le carnet de santé du bâtiment. Il retrace l'historique des gros travaux et des contrats de maintenance (ascenseur, chaudière, toiture…).
Un carnet bien rempli et à jour est le signe d'une gestion sérieuse. Un carnet vide ou incomplet doit au contraire vous alerter.
Le pré-état daté et les documents financiers
Le pré-état daté est votre meilleur allié pour comprendre les finances. Il est fourni par le syndic via le vendeur et dresse le portrait financier de la copropriété et du lot que vous visez.
À l'intérieur, vous trouverez notamment :
- les charges courantes payées ces deux dernières années ;
- la part du fonds de travaux constituée ;
- les charges pour des travaux déjà votés mais pas encore appelés ;
- les éventuelles dettes du vendeur envers la copropriété.
Le pré-état daté transforme les estimations en certitudes. Il vous permet de calculer le coût réel de votre futur bien et d'éviter la découverte d'appels de fonds massifs juste après la signature.
Jetez aussi un œil au budget prévisionnel et aux comptes approuvés. Un taux d'impayés > 10 % ou un fonds de travaux minimal dans un immeuble ancien sont des signaux d'alerte.
Le règlement de copropriété
Enfin, ne snobez pas le règlement de copropriété. C'est lui qui fixe les règles du jeu de l'immeuble.
Vérifiez en particulier :
- la destination de l'immeuble (habitation bourgeoise, usage mixte, activité pro autorisée ou non…) ;
- les règles d'usage des parties communes (poussettes, vélos, balcons…) ;
- la répartition des charges entre les lots.
En menant cette enquête, vous ne faites pas que respecter la loi de 1965 copropriété : vous sécurisez votre investissement et signez en parfaite connaissance de cause.
Questions fréquentes sur la loi de 1965
Vivre en copropriété, c'est une aventure collective encadrée par la loi de 1965. Forcément, ça soulève pas mal de questions très concrètes. Voici un petit guide de survie pour y voir plus clair sur vos droits et obligations au quotidien.
Comment contester une décision de l'assemblée générale ?
Une décision de l'AG vous semble abusive ou illégale ? Vous pouvez la contester. Mais seuls les copropriétaires opposants (qui ont voté contre) ou défaillants (absents non représentés) peuvent agir.
Il faut saisir le tribunal judiciaire dans un délai strict de deux mois à partir de la notification du procès-verbal d'AG. Au-delà, la décision devient définitive, même si elle est irrégulière.
Ce délai de deux mois est impitoyable. La réactivité est votre meilleur atout si vous souhaitez contester une décision.
Qui est responsable en cas de fuite d'eau ?
Tout dépend de l'origine de la fuite :
- Fuite sur une partie privative : canalisation après compteur, flexible de douche, robinet… c'est pour le copropriétaire concerné (son assurance habitation intervient).
- Fuite sur une partie commune : colonne montante, canalisation dans mur porteur… c'est la copropriété qui est responsable (assurance de l'immeuble via le syndic).
Comment changer de syndic de copropriété ?
Si vous n'êtes plus satisfait de votre syndic, vous pouvez en changer. La démarche est encadrée par la loi de 1965 sur la copropriété :
- le conseil syndical lance un appel d'offres pour comparer plusieurs contrats ;
- la révocation de l'ancien syndic et la nomination du nouveau sont inscrites à l'ordre du jour de l'AG ;
- le vote se fait à la majorité de l'article 25 ;
- le nouveau syndic prend ses fonctions à la fin du mandat de l'ancien.
En copropriété, une offre d'achat bien ficelée est le meilleur moyen de rassurer le vendeur et de prendre une longueur d'avance. Pour vous assurer de ne rien oublier et de présenter un document professionnel, pensez à Offerz. Notre outil vous guide pas à pas pour créer une offre d'achat claire et convaincante en quelques minutes. Générez votre offre d'achat sur offerz.fr et mettez toutes les chances de votre côté.